Oser être une belle femme de 50 ans et plus en ces temps de jeunisme effrénés.
Alors comme ça, paraîtrait qu'on est trop vieux, nous les Quinquas formidables, pour les nouvelles technologies, le numérique, les réseaux sociaux, Internet et l'informatique. Rien que ça !
Je conçois que les jeunes générations aient besoin de se démarquer de leurs aînés et quel meilleur moyen que de brandir le 2.0, eux qui sont nés avec des ordinateurs et des consoles vidéos dans la main comme d'autres naissent avec des cuillères en argent dans la bouche.
Soit. Admettons que nous leur fassions de l'ombre...
Qui s'est saigné pour acheter les premiers micro ordinateurs familiaux ? Qui était contre les consoles vidéo, mais qui les ont tout de même laissées entrer à la maison ? Qui leur a permis de faire leurs premières armes dans un monde et un langage parallèles que seuls les initiés comprennent ? Et qui leur a ainsi ouvert de nouveaux horizons vers des métiers inconnus de nous une fois arrivés à l'âge adulte ?
Devinez, je vous le donne en mille...
Dès les années 80, quand nous n'avions que 20 à 30 ans, c'est nous qui avons parié sur les Bill Gates et autres Steve Jobs, conscients de vivre en direct une révolution aussi inouïe que l'invention de l'imprimerie en sons temps.
C'est nous qui avons bercé et nourri nos enfants avec Tetris, le code binaire, Macintosh, les souris, les interfaces et autres processeurs.
C'est moi qui ait mis dans les mains de mon fils ses tout premiers ordinateurs. C'est moi et mon mari qui avons offert sa tablette numérique à ma presque fille. C'est moi qui ait introduit les premiers téléphones portables dans mon foyer, dans les années 95.
Alors, bien sûr, je ne suis peut-être pas au fait des dernières applications ou des logiciels denier cri. Mais je suis largement au top avec Internet et ce d'autant plus que j'ai animé un site d'information en ligne pendant 6 ans. J'ai même suivi de nombreuses formations pour ce faire. Je maîtrise largement Evernote, Storyfy, Tweeter, Facebook, les I Pad, les smartphones et tout ce qu'ils nous permettent de faire. Ne suis-je d'ailleurs pas en train d'écrire sur un blog en ce moment, c'est-à-dire, d'utiliser un micro ordinateur avec une connexion Internet pour mettre des contenus en ligne ?
En aucun cas je ne suis pour le mélange des genres et des générations. Je ne me prends pas pour la grande sœur de mon fils. Je suis sa mère, pas une copine, et qu'il ne s'avise pas de l'oublier. Je suis convaincue que nous devons avoir chacun nos vies et nos jardins secrets. Je ne suis pas abonnée à son compte tweeter, je ne "like" pas sa page Facebook et c'est très bien comme ça. Mais par pitié, qu'on ne tente pas de me marginaliser ou de me mettre au placard sous prétexte que je ne suis pas "native" comme un ami se l'est entendu dire dans son boulot.
J'admire la célérité des jeunes avec leurs bécanes, mais j'admire tout autant mon flair de l'époque, ma clairvoyance et ma compréhension précoce du potentiel incroyable de ces instruments.
Ces nouvelles technologies, je les ai anticipées, maîtrisées et aimées dès leurs prémices. Et même si ce talent peut m'être dénié aujourd'hui par de jeunes ambitieux ou de vieux grincheux, moi je sais que je l'ai eu au bon moment, que j'en ai fait mon métier, développant ainsi de nouveaux savoir-faire, sans confusion des âges, mais dans le respect de ce que je suis et dans l'humilité de qui a beaucoup à apprendre.