Oser être une belle femme de 50 ans et plus en ces temps de jeunisme effrénés.
Tout simplement parce que j'ai été approchée cette semaine par l'équipe de Toute une histoire sur France 2 grâce à ce blog.
Et comme il n'y a jamais de hasard, c'était aussi le thème d'un article dans Gala...
J'ai donc passé un entretien téléphonique avec une charmante Alexia qui tenait beaucoup à ma présence dans l'émission, mais qui n'a pas obtenu gain de cause... La rédaction en chef tenait en effet au témoignage d'une mère et de son enfant or mon fils ne souhaitait pas venir raconter sa vie à la télévision, ce que je respecte infiniment.
Dire que même quand on s'y prépare, le départ d'un enfant est toujours un choc. Dire que l'on survit malgré tout à l'éloignement parce qu'il est dans l'ordre des choses.
Mon frère et moi avons quitté la maison quasiment en même temps et ma mère en a fait une véritable dépression. Ce n'est pas pour autant que nous avons renoncé à nos projets et à la vie qui s'ouvrait à nous.
Pour moi, le plus dur est de ne pas avoir la nostalgie de quand mon fils était un petit garçon et que j'étais moi-même jeune...
Il faut dire que, quand nos enfants partent on fait généralement face à plein d'autres difficultés. On se sent alors véritabement comme si on nous tenait la tête sous l'eau : ménopause, maladie ou décès de ses propres parents, crise de la cinquantaine, difficultés professionnelles liées à notre âge, vieillissement et parfois, les maris qui se barrent pour de plus jeunes...
C'est un moment particulier, l'un de ces épisodes très forts, voire violents où l'on peut se faire aider par un coach de vie afin de surmonter toutes ces épreuves et d'en ressortir plus forte.
Si vous aussi, vous traversez le syndrome du nid vide, n'hésitez pas, faites-vous aider par un ou une professionnel-le.
Il n'y a aucune raison pour que vous souffriez seule dans votre coin. Ce que vous traversez est tout à fait naturel et normal et, soyez-en sûre, même si vous ne voyez pas comment vous allez faire, vous allez surmonter le chagrin de l'absence et repartir de plus belle dans votre vie de Quinquaformidable.
C'est un cap à passer, plus ou moins long, plus ou moins douloureux. On s'en remet.
Pour en savoir plus :
"Comment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi fils" par Lydia Flem :
Du premier vrai départ de la maison à celui qui va les voir s’installer en couple, voire vivre très loin, le jour où les enfants s’en vont est comme une nouvelle naissance. Avec ce que cela comporte de joie, de bonheur, de fierté, mais aussi de tristesse, de déchirement et de sentiment de perte : autrement dit, une sorte de « baby-blues ». Pas toujours facile à vivre, cette transition peut être l’occasion d’une véritable crise pour les parents et pour les couples.
Béatrice Copper-Royer, psychologue-clinicienne, psychothérapeute, explique ce qui se joue dans cette étape de la vie où l’on devient parent d’enfants désormais adultes. Elle offre ainsi des repères précieux pour se situer dans cette nouvelle configuration, éviter les pièges et profiter des atouts – nombreux – qu’elle procure.
Egalement :
Prévenir le syndrome du nid vide