Oser être une belle femme de 50 ans et plus en ces temps de jeunisme effrénés.
Août, puis septembre. Autrement dit, la rentrée...
Deuxième grand moment de l'année, après le 1er janvier, où l'on se promet à soi-même un tas de trucs insensés qu'on ne tiendra pas : faire attention à soi, s'entretenir par le sport et une alimentation équilibrée, se reposer pour mieux repartir, travailler juste ce qu'il faut, prendre le temps de vivre et... tenir son blog à jour régulièrement !
Puis la frénésie reprend au pas de charge. Boulot, auto, dodo... et les vieilles mauvaises habitudes reviennent au galop.
La cinquantaine, c'est pourtant précisément ce moment béni de la vie où on peut revoir la liste de ses envies, celle de ses priorités et de ses résolutions.
Au taf, nos preuves sont faites (bonnes ou mauvaises, de toute façon, vous êtes dans le collimatueur de chefs qui vous trouvent bien trop chères, quelles que soient vos qualités et vos compétences). Nos enfants sont élevés ou presque. Nos parents s'en sont allés. Nous sommes plus aisées financièrement, plus autonomes psychologiquement et plus fortes sentimentalement. Alors, qu'est-ce qui nous retient ? A nous la liberté !
Finie la cacophonie des triples journées des femmes, harassantes et uniquement tournées vers les autres. Bonjour la quinquaphonie, ce doux chant qui vous fait rester zen en toutes circonstances.
Cette musique sacrée qui vous recentre rien que sur vous. Cette belle composition symphonique qui vous autorise à être égocentrique, juste ce qu'il faut, pour ne plus vous laisser emmerder par des contraintes d'un autre âge. Celui où vous étiez plus jeune, certes, mais totalement surbookées et indisponibles à vous-même.
Le droit à l'égoïsme, voilà ce qu'il nous faut revendiquer aujourd'hui. Nos 50 carats et plus le valent bien.
Ne nous prenons plus le chou avec le pourquoi du comment les femmes sont trop ceci ou pas assez cela. Soyons égoïstes, personnelles, individualistes, selfish. Un point c'est tout !
Finissons-en avec le dévouement et le sacrifice, si typiquement féminins. Pensons à nous.
Pensons et oeuvrons à la satisfaction de nos besoins, à notre bon plaisir, à nos ambitions propres et à nos objectifs personnels. Donnons-nous le droit d'être en tête, d'être le boss, la patronne, au moins dans nos vies si ce n'est ailleurs.
Ainsi, promis, juré-craché :
Foi de quinqua !
Le tout dans la plus grande harmonie bien sûr, puisque j'aurai appris à gérer mon temp et gérer mon stress, ne plus craquer au travail, ni céder à la dictature des apparences. Bref, je serai devenue une grande fille, sage et apaisée, sagesse et sérénité étant devenues les mamelles d'un vieillissement réussi !
Bon bah, c'est pas tout ça, mais si je veux être prête en septembre, faut que j'y aille, j'ai du boulot....